Argent : comment faire des placements « éthiques » ?

 

Les placements éthiques

Imaginons que vous ayez la chance d’avoir plein d’argent sur votre compte en banque et que vous souhaitiez le placer pour en gagner encore un peu plus… Le placer certes, mais avec « éthique » ! Vous ne voulez pas financer des entreprises qui délocalisent, ni celles qui polluent, ni celles qui exploitent leurs salariés, ni celles que vous n’aimez pas pour d’autres raisons. Vous voulez même que votre argent serve à des choses utiles comme le commerce équitable, le micro-crédit, des associations caritatives, des mutuelles, des investissements écolos, bref, des trucs utiles à la société, avec des fonds dits « responsables« , « solidaires« , « citoyens« , « verts« , « durables« , « éthiques« , « alternatifs« , « coopératifs » etc. Vous voulez à la fois gagner du pognon et garder bonne conscience !

 

Evolution de votre compte en banque (éthique bien sûr) ?

C’est possible, mais c’est plus compliqué à comprendre que ça en a l’air. En effet, le Quetzal, qui n’avait pas d’argent, souhaitait quand-même creuser un peu plus la question et a surfé sur le net pour se documenter. Il a même commandé un numéro spécial consacré au sujet à une excellente revue, Alternatives économiques, sur « Les placements éthiques et solidaires » (hors-série pratique, n°35, septembre 2008).

Et là le Quetzal a un peu déchanté… Lui qui croyait être capable de rédiger vite fait une belle note de synthèse sur les fonds éthiques s’est vite aperçu que ça lui prendrait plus de temps que prévu pour bien maîtriser le sujet. Il allait se faire des plumes blanches pour y arriver et faire partager de manière claire ses découvertes !

Pourquoi ? D’abord parce que le Quetzal n’est pas du tout familier au départ de la finance, des banques, des assurances, des « produits financiers », de la défiscalisation, de l’épargne, des rendements, des actions, des obligations, des taux d’intérêts, de la « valeur mobilière », du « Plan d’Epargne Entreprise (PEE) », des « actifs », des « agences de notation extra-financière », de la fiscalité, de la certification… Comment ça marche tout ça bordel ?! Pour le Quetzal, il y a déjà tout un univers à comprendre avant d’essayer de détailler une partie de ce monde nouveau.

Des éoliennes éthiques ?

Ensuite, l’autre difficulté vient de l’ampleur et de la grande diversité des facettes du sujet lui-même. En fait, ce qu’on appelle « placements éthiques » peut recouvrir des choses très différentes. Par exemple, investir écolo dans des fonds verts rentables n’est pas forcément « éthique » ou « responsable » en réalité. En effet, si vos beaux panneaux solaires sont produits à coups de triques en Chine, avec éventuellement délocalisations et chômage en France, c’est pas terrible non plus… Après tout, pourquoi pas, mais autant investir en parfaite connaissance de cause. Et ça, c’est pas facile.

Pour l’instant, le Quetzal va essayer de s’attaquer à un lexique, à des définitions, à un dictionnaire de la finance en général et des placements éthiques en particulier. N’hésitez pas à réagir et à le corriger ! Il enrichira aussi son annuaire web en présentant les sites d’organismes qui traitent du sujet directement ou indirectement : genre Novethic, Finansol, Adie, CEGES, Eurosif, ORSE, Crédit coopératif, Nef, Alternatives Economiques, Vigeo, PFCE, CNCRES, CNLE, FIR, DIIESES, Idies, Fondation de France, Caisse des dépôts… Plein de sigles barbares à découvrir, sans parler de tous les autres pour les définitions (ISR, ESR, ESS, ESG, IRD, OPCVM, SICAV, FCP) !

Dollar éthique ?

C’est vrai que vu comme ça, on n’a plus trop envie de se faire mal à la tête avec les placements éthiques. Trop de choses à ingurgiter avant de comprendre quoi que ce soit.

Mais au final le but est bien d’aller voir sa banque en maîtrisant le sujet sur le bout des doigts, ou à défaut, de lui poser les bonnes questions quand elle vous parle d’éthique. Il doit bien y avoir moyen de gagner autant de sous que dans des placements classiques sans se prendre la tête et sans se faire avoir !

Le Quetzal aimerait aussi avoir des exemples concrets de résultats de placements éthiques (résultats sur le terrain), rien que pour se motiver lui-même dans la compréhension de la finance éthique… Au pire, on ne sait toujours pas comment ça marche, mais au moins on en voit les bénéfices concrets dans la société.

Gagner de l'argent avec les fonds éthiques, c'est possible !

Dans l’immédiat et pour conclure, il va s’attaquer aux définitions respectives de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) et de l’Investissement Socialement Responsable (ISR). Déjà, c’est pas la même chose contrairement à ce que croyait naïvement le Quetzal. A découvrir prochainement dans Quetzal News..

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